Un projet industriel se heurte à trois séries de contraintes : l'urbanisme, la réglementation environnementale et les règles de sécurité propres à l'activité exercée.
La parcelle doit être située en zone autorisant l'activité, et le règlement du plan local d'urbanisme fixe emprise, hauteur, reculs, stationnement, aspect et traitement des abords. Le permis de construire est instruit en trois à cinq mois pour ce type de projet, et le recours à un architecte est obligatoire au-delà d'un seuil de surface.
Selon l'activité et les quantités mises en œuvre, le site peut relever du régime de la déclaration, de l'enregistrement ou de l'autorisation environnementale. Cette dernière procédure intègre l'ensemble des autorisations environnementales en une seule et comporte une enquête publique. Elle conditionne le calendrier bien plus que le permis de construire.
La charpente métallique domine pour sa rapidité de montage et ses grandes portées ; le béton préfabriqué offre une meilleure résistance au feu et une inertie thermique. Le choix dépend des charges, des portées, du besoin de manutention en hauteur et des exigences de résistance au feu liées à l'activité.
Les bâtiments tertiaires et industriels sont soumis à une obligation de réduction progressive de leurs consommations, avec des échéances par palier et une déclaration annuelle sur une plateforme dédiée. Ces exigences se prennent en compte dès la conception, la reprise ultérieure coûtant bien davantage.